samedi 2 mai 2015

Parti en pause



       Les retards consécutifs exagérément importants (à ce rythme je publierai février en août...), une motivation légèrement en berne, une impression d'essoufflement et l'envie de nouveaux horizons (un projet musical en sommeil à rallonge à réveiller, du temps à revendre aux amis d'IRM...) auront finalement eu raison de ce blog, ça y est! Il est l'heure d'essuyer une larme dans le tablier, se moucher et puis le rendre... Une belle aventure de 4 ans passés... trois en duo (merci Gagoun!), une, très chaotique, en solo... c'était bien! La page facebook, elle, restera tout de même active, avec des news occasionnelles, des tops albums, de la musique... à bientôt!

Riton

vendredi 3 avril 2015

Comment oublier? / 4 (et fin)

Deroutes sans fin, SAISON DE ROUILLE, Autoproduction / Juin 2014





Transcience, TANGENT, Tympanik Audio / Juin 2014


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Viet Cong, VIET CONG, Jagjaguwar / Janvier 2015



https://play.spotify.com/album/63GwqLuSzZnAQpd1JBQKLT?play=true&utm_source=open.spotify.com&utm_medium=open

mardi 31 mars 2015

Comment oublier? / 3


Surrogate, MOTHER ROOM, Placenta Records / Octobre 2014





Verderf, NIHILL, Burning World Records / Novembre 2014


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Voices From Planet Cattele, Onoe Caponoe, High Focus Records / Janvier 2015



mardi 24 mars 2015

Comment oublier? / 2


Held, FOIE GRAS, Autoproduction / Juillet 2014





Ett, KLARA LEWIS, Editions Mégo / Avril 2014


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A Toopath Suburb, MILO, Hellfyre Club / Septembre 2014



mardi 17 mars 2015

Comment oublier? / 1


A Life Is a Billion Heartbeats, ANDY MOOR & YANNIS KYRIAKIDES, Unsounds / Novembre 2014





Electric Balloon, AVA LUNA, Western Vinyl / Mars 2014


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http://avaluna.bandcamp.com/album/electric-balloon-2


Disappearance, CECILIA::EYES, Depot 214 / Mai 2014



jeudi 5 mars 2015

Jamais deux sans trois / Novembre 2014


Futura Grotesk, TOMAGA, Hands in the Dark



Quand deux The Oscillation prennent le large, transe de barge...

Ecouter l'album : http://tomaga.bandcamp.com/album/futura-grotesk


White Rooms, GRAVEYARD TAPES, Lost Tribe Sound



Deuxième service du duo Matthew Collings/Euan McMeeken. Vous reprendrez bien un peu de pop dans votre drone?...



Full Of Hell & Merzbow, FULL OF HELL & MERZBOW, Profound Lore



Grind or Die, Harsh ou crève...

jeudi 26 février 2015

Woth, LIESA VAN DER AA, Louisa's Daughter / My Ghost Come Back, TUJIKO NORIKO, Editions Mego / Novembre 2014




       Ecouter des disques comme aller à la messe...

      C'est contempler béatement l'ambition bouillonnante de l'anversoise Liesa Van Der Aa... 80 musiciens avec elle pour dépeindre en 2h15 la cérémonie des morts dans l'Egypte ancienne. Woth, The Weighing of The Heart, la pesée du cœur, un thème d'opéra pour une épopée hypnotique entre ambiances sépulcrales, violences industrielles, pop théâtrale et surtout charme féminin...

       C'est aussi observer les poses lascives de Tujiko Noriko, le retour de son fantôme... son retour tout court, celui d'une glitch-pop sensuelle, d'une atmosphère de beauté, de boucles lancinantes, et autant de surprises que l'expérimentation le permet en presque une heure pile et 9 titres. Du parfait qui tient autant du virtuose, que de la naïveté et de l'imperfection.

       C'est adhérer pieusement à l’œuvre de grandes dames, oint d'émotion et les oreilles bénies.

Riton

Woth en trois lettres : charmant, ambitieux, théâtral

My Ghost Come Back en trois lettres : sensuel, naïf, rêveur


samedi 14 février 2015

Jamais deux sans trois / Octobre 2014


Precariat, C.J. BOYD, Joyful Noise Recordings



De la basse et des frissons, plus que jamais, encore une fois...

Ecouter l'album : http://cjboyd.bandcamp.com/album/precariat


Then It All Came Down, WREKMEISTER HARMONIES, Thrill Jockey



Du beau monde + black metal = un deuxième disque fleuve pas si tranquille

Ecouter l'album sur spotify : https://play.spotify.com/album/311OE6AVSV68RP9rddLoWP?play=true&utm_source=open.spotify.com&utm_medium=open


Low, SUNDRUGS, BLWBCK



Avec Patryk Kawalarz, dark ambient et lumière font un très bon ménage...

Ecouter et/ou télécharger gratuitement (ou moyennant quelques sous) l'album : http://sundrugs.bandcamp.com/album/low

vendredi 6 février 2015

Heat Source, ASHLEY PAUL, Important Records / Glossy Recall, HUNGRY CLOUD DARKENING, Off Tempo Records / Octobre 2014




       Le *** entre chaises, comme d'habitude, avec Ashley Paul... Une assise molletonnée... un autre plus douloureuse... C'était le même refrain, l'année dernière, avec Line The Clouds : l'artwork linéaire, le trait grossier, maladroit, et une ambiance aussi perturbante que délicieuse... une ode à la lenteur, à l'approximation malaisante, où l'étrangeté s'immisce au sein de bribes de saxophone, de clarinettes, de dissonances et de guitares timides. Au milieu la voix douce, belle et fragile nous oblige à rester, à se frayer un chemin sans céder à la peur... à garder la foi dans l'inconfort.

       C'est tout l'inverse avec les Hungry Cloud Darkening... surtout lorsqu'on est fan de Mount Eerie... de brume ambiante percée d'harmonies solaires, de mélodies simples et sensibles ou comment faire rêver avec peu... une ligne de basse ou quelques notes de piano... et ces belles voix... Allyson Foster, Nicholas Wilbur et Paul Benson, musiciens réguliers des tournées de Phil Elverum, se font aussi l'écho des paysages merveilleux d'Anacortes (d'où ils sont aussi originaires)... avec une dimension plus pop, dream pop, déjà talentueuse en 2011 avec Dark Cloud At Water, qui montre que lorsqu'il doit s'entourer (Nicholas Krgovich, Geneviève Castrée, Karl Blau, Ashley Eriksson...) l'ancien Microphones sait très très bien le faire.

Riton

Heat Source en trois mots : malaisant, étrange, doux

Glossy Recall en trois mots : rêveur, sensible, anacortesque


Ecouter Glossy Recall sur bandcamp : http://offtempo.bandcamp.com/album/glossy-recall

dimanche 25 janvier 2015

Jamais deux sans trois / Septembre 2014


Cruel Fuel, SEEZ MICS, I Had An Accident/Crushkill Recordings



Encore un qui ne fait qu'hisser bien haut I Had An Accident au classement des meilleurs labels Hip Hop...

Ecouter l'album : http://seezmics.bandcamp.com/album/cruel-fuel


Anjou, ANJOU, Kranky



Amoureux de Labradford et autres, l'Anjou en vaut clairement la chandelle...

Ecouter l'album sur spotify : https://play.spotify.com/album/6OauZMpGrggxjVP9HRZN8J?play=true&utm_source=open.spotify.com&utm_medium=open


Oscillopsia, DELTA-SLEEP-INDUCING PEPTIDE, Pharmafabrik



Les oscillations de ce disque ont semble-t-il bien plus de portée que les paraboles de son hideux artwork...

vendredi 23 janvier 2015

Inner Earth, MØSTER!, Hubro / Varsovia, MALFINIA ENSEMBLO, Kvitnu / Septembre 2014




       Qu'entenderions-nous si nous sondions la terre ? Qui sait ce qu'on trouve à force de creuser... Kjetil Møster et ses trois assistants lancent une nouvelle expédition après s'être occupé une première fois, en live, des méandres du jazz moderne en fusion. Ambient spéléologique, coups de pelles et de pioches dissonants sur parois anguleuses, la terre ne se montre pas très docile... Et quand enfin le calme serein d'un blues lancinant prend place, il ne reste que peu de temps avant que l'atmosphère ne se fasse de nouveau menaçante. L'air s'électrise, les cuivres hurlent et les guitares crient au doom. Il n'y a plus qu'à s'enfuir, courir vers l'inconnu,... à toute allure associer la folie prog de Motorpsycho, le grand bordel organisé de Supersilent ou la transe coup de poing d'Ultralyd (soit une partie du meilleur d'Hubro, de Rune Grammofon et de la scène expérimentale norvégienne) pour trouver une issue... mais laquelle?

       Le monde imaginé par le duo electro Malfinia Ensemblo par exemple? Bien que plus lumineux l'horizon n'augure rien de bien familier. Un mystère plane sur des infrastructures rétro-futuristes, le monde semble à la fois libre et sectaire, entre effusions mutantes et austérité passéiste. Derrière le goût du vintage se cache une ouverture sur laquelle le CV des musiciens ne ment pas : une liste de projets aussi longue qu'une file d'attente à Pôle Emploi et des frontières sans cesse traversées... C'est quelque part entre un Varsovie imaginaire et l'Orient, entre les Etats-Unis de The Norman Conquest et l'Autriche d'Andi Stetcher, entre le krautrock, l'IDM, le post-rock et de petites touches bruitistes et savantes, réunis autour d'un même langage, l'esperanto, mais aussi et surtout une alchimie parfaite entre ces musiciens.

Riton

Inner Earth en trois mots : spéléologique, immersif, électrique

Varsovia en trois mots : mystérieux, rétro-futuriste, libre


Ecouter Varsovia sur bandcamp : http://kvitnu.bandcamp.com/album/varsovia


mercredi 12 novembre 2014

Jamais deux sans trois / Juillet - Août 2014


Wilderness Of Mirrors, LAWRENCE ENGLISH, Room 40



Reflets amplifiés de talent drone...



Galaxxxian, DJ QBERT, Autoproduction



Turntablism de génie pour retour en forme...



The Ninth Door, WIZARDS TELL LIES, Jehu & Chinaman



Les sorciers ne mentent jamais sur la noirceur...



Meshes Of Voices, JENNY HVAL & SUSANNA, SusannaSonata



Ces deux là ne partagent visiblement pas que blondeur et nationalité norvégienne...



For God Is A Flowing, Ebbing Sea, MESTA, Autoproduction



Rien que pour l'hommage à Gavin Bryars...



DNMF, DNMF, Autoproduction



Messieurs Dead Neanderthals et Monsieur Machinefabriek ont un fils...

samedi 1 novembre 2014

Orange Co. Serenade, DANIEL BACHMAN, Bathetic / Silence Is a Rhythm Too, MATTHEW COLLINGS, Denovali / Juillet 2014 / Flashback Blues, C\/\/\/\, Odd John Records / Things Haven't Gone Well, MUSIC BLUES, Thrill Jockey / Août 2014






       A défaut d'être vraiment chaud, l'été a été étonnamment très beau... musicalement parlant. Faut dire que d'habitude la période n'est pas la plus propice, injustement boudée par les artistes et/ou les auditeurs. Cette fois je n'ai pas eu à beaucoup secouer le tamis pour y trouver les pépites.

       Cette belle ruée vers l'or débute en Virginie, dans le comté d'Orange, où Daniel Bachman nous conte son Amérique. Un homme, une guitare et une technique de vétéran à 24 ans seulement approchant de plus en plus de ses héros dans le jeu du traditionalisme folk envoûtant, de l'acoustique instrumental qui se suffit à lui-même pour raconter des histoires. Une technique brillante de jeu aux doigts, de slide et d'harmonies délicieuses : dextérité et émotion au même plan nous tiennent captifs à en oublier les notes... le musicien se joue des résonances et de l'esprit guidé par un bagage ambient et les lumières de Jack Rose et de Pelt. Le style a fait du chemin depuis une Sacred Harp plus imprécise ou même Grey-Black-Green, au point de se permettre, en bel hommage, de conclure la sérénade, tout comme John Fahey sur Days Have Gone By, avec un ''We Would Be Building'' magnifié. Désormais il faudra compter sur un Daniel Bachman et à une atmosphère qui tient autant de campagne que de spiritualité, lorsqu'il s'agira de parler d'American Primitive Music!

       Il est moins question de notes mais tout autant d'émotion avec Matthew Collings. Silence is a Rhythm Too... Pas question de le contredire sur ce qui sonne à la fois comme un manifeste et comme la correction de ce qui pouvait manquer à son (tout de même très bon) premier album pour en faire une expérience entièrement intense. Difficile de se faire aux tentatives pop, chantées, et l'ensemble prolixe en mal de texture, en connaissant le potentiel déballé avant ça par l'artiste en duo. Et ce qu'on peut dire c'est que la promesse est en tout point respectée! Les instruments s'écoutent et se laissent parler, et le silence s'invite au gré des crescendos d'orchestrations de cordes, converse avec les chuchotements bruitistes et les percussions électroniques. Post-classique, ambient, electro sensible au commencement, l'album verse peu à peu dans une angoisse aux touches darkjazz et une mélancolie dont la puissance atteint enfin les étincelles des collaborations avec Talvihorros et Dag Rosenqvist... mélancolie parfaite pour introduire celle du mois d'août.

       Deux blues différents entraînés par des pertes: un père pour Chris Weeks, un ami pour Stephen Tanner. En mal d'inspiration et cafardeux, chacun s'en remet au passé.

       Sous sa nouvelle casquette (CWM, pour Chris Weeks Music), Chris Weeks évoque le temps du tout analogique, lorsque les boites à rythme étaient vraiment des boites, ou lorsque DJ set ne rimait pas avec laptop. Il mêle avec talent nostalgie musicale et souvenirs d'une enfance bien lointaine, déroule une électro lo-fi sonnant comme les échos d'automates, cliquetants comme les pluies et autres fields des quelques plages ambient flottant entre chagrin et rêves d'évasion. Une belle synthèse entre le drone magnétique produit sous le nom de Chris Weeks et l'IDM de Kingbastard, un disque électronique de génie qui se boit comme du sirop, bien dispensé des jeux de pistes et des promos en ballon pour être un des meilleurs de l'année!

       Et on s'enfonce dans la dépression avec Stephen Tanner, en panne d'inspiration pour l'écriture d'un nouveau Harvey Milk. En résidence chez le chanteur et guitariste Creston Spiers, il traîne le deuil d'un de ses meilleurs amis, Jerry Fuchs, batteur de !!!, Turing Machine ou encore Maserati. Il se néglige, a perdu l'envie de se raser et de laver les joues, accumulant les fins de clope au coin du lavabo. C'est cet état d'esprit qui fera émerger un premier album solo des plus grandioses : il donne toujours dans le sludge/doom, mais dans une veine bien moins furieuse, dont la lourdeur et le rythme extrêmement ralenti en disent long sur sa tristesse. Itinéraire d'une vie plombée, passage en revue des épisodes marquants du musicien, de sa naissance prématurée le 17 août 1971 à aujourd'hui et l'accouchement douloureux de ce disque sombre, désolé et terrifiant, sans démanchés, sans accélérations... mais aussi extrêmement épique, cinématographique et accrocheur, au son si gras et jouissif que n'importe qui d'un poil musicien et amateur de rock rêverait d'avoir à la maison!

       Effectivement un bel été!

Riton

Orange Co. Serenade en trois mots : spirituel, technique, envoûtant

Silence Is A Rhythm Too en trois mots : mélancolique, angoissant, étincelant

Flashback Blues en trois mots : nostalgique, magnétique, cafardeux

Things Haven't Gone Well en trois mots : dépressif, doooooom, cinématographique

Écouter (et voir) un extrait d'Orange Co. Serenade : http://vimeo.com/92197907

Écouter en partie Silence Is A Rhythm Too : http://matthewcollings.bandcamp.com/album/silence-is-a-rhythm-too

Écouter en entier Flashback Blues : http://chrisweeksmusic.com/album/flashback-blues

Écouter un extrait de Things Haven't Gone Well : https://soundcloud.com/thrilljockey/music-blues-91771

Si vous aimez ces albums, vous aimerez peut-être :

  • Apparitions At The Kenmore Plantation, SACRED HARP, Autoproduction, 2010 / Grey-Black-Green, DANIEL BACHMAN, Debacle, 2011 : Premier album avec l'alias Sacred Harp et premier sous son propre nom (séparé d'un seul album, Feast Of The Green Corn)... Daniel Bachman y est bien moins précis, plus drone, lo-fi et psychédélique, mais déjà très prenant.

  • Luck In The Valley, JACK ROSE, Thrill Jockey, 2010 : Album posthume sorti un an après la disparition du musicien et référence en terme de country envoûtante, partagée entre tradition américaine et inspiration orientales. L'artwork est de plus signé par Daniel Bachman!

  • Splintered Instruments, MATTHEW COLLINGS, Fluid Audio, 2013 / Wonderland, MATTHEW COLLINGS & DAG ROSENQVIST, Hibernate, 2012 : A vouloir en mettre trop et notamment d'inclure du chant à sa musique, Matthew Collings n'aura pas réussi à me satisfaire entièrement sur ce Splintered Instruments, qui pourtant regorge de beaux moments. L'année d'avant, sa collaboration avec Dag Rosenqvist aura au contraire offert une magnifique odyssée anxyogène à deux guitares (et tas d'autres instruments bruitistes), littéralement fascinante!

  • The Lost Cosmonaut, CHRIS WEEKS, Odd John, 2013 / Subspace, KINGBASTARD, Odd John, 2013 : Drone spatiale, errance solitaire, et IDM rétro-futuriste... deux autres albums brillants de Chris Weeks, tous deux sortis chez Odd John.

  • My Love Is Higher Than Your Assessment Of What My Love Could Be, HARVEY MILK, Yesha Inc., 1994 : Hey oui ! Un disque qui a 20 ans aujourd'hui, sorti alors que le groupe n'était encore qu'un duo. Stephen Tanner était déjà de la partie, avec Creston Spears et Pauly Trudeau (qui quittera le groupe par la suite), et Harvey faisait un sludge noisy de catacombe, sombre, désespéré, qui ne manquait pas de se faire rock'n'roll et aventureux. Terriblement génial!

jeudi 21 août 2014

Jamais deux sans trois / Juin 2014


Pélieu, LUFDBF, Autoproduction



Six Pélieu sous terre : les beaux mots de l'auteur vont si bien au duo...



Taramae, MELODIUM, Autoproduction



Dans les songes électroniques de Laurent Girard, on ne regarde plus le renard passer...



Through The Looking-Glass, Phantom Orchard Ensemble, Tzadik



Contes gothiques pour grands enfants perturbés...


mardi 5 août 2014

Want, WRECK AND REFERENCE, Flenser / Gamel, OOIOO, Thrill Jockey / Juin 2014




       Bienvenue dans ma contradiction! Coincé entre le j'en-foutisme sportif et l'élan patriotique, entre l'agressivité et les envies festives, voilà comment j'occupais mon mois de juin. « Allez la France!! ». « Pendant ce temps là le pire des drames au monde n'a plus le droit à l'écran! ». Danser, chanter, ou tout envoyer chier ?... les couleurs de OOIOO ou le metal hors-normes de Wreck & Reference ?... Désolé mais ma cohérence montre enfin ses limites!

       Bien efficace justement ce Want pour qui veut se frotter les oreilles au verre pilé ! Violent mais surtout, avec Mamaleek, Botanist (tous deux également chez Flenser), Terra Tenebrosa, Locrian, Horseback, le catalogue de Throatruiner, et j'en passe parmi ce qui se fait de plus excitant en terme de musiques extrêmes aujourd'hui. Visqueux, malsain et inconfortable atypisme dans lequel nous plonge Ignat Frege et Felix Skinner... le liquide sombre et hostile du bain de No Youth (2012) a eu le temps de bien macérer. Tout était déjà très bon, même excellent, et le temps et les douches n'auront pas eu raison du son particulier imprégné jusqu'aux os. A peine remis de la trêve de deux ans qu'un coup sec derrière la nuque, sans crescendo introductif, nous envoie faire un tour au musée du cadavre. L'odeur couplée aux conditions estivales incommode.

       Peut-être l'écoute du dernier OOIOO, Gamel, est plus appropriée. Au souvenir du passé les polyrythmies endiablées du groupe de l'ex-batteuse des Boredoms Yoshimi P-We, le tropi-kraut aux chœurs déchaînés du -moins froid que son nom- Taïga, les fantaisies rêveuses et perchées de Gold & Green, ou bien le math-noise tribal d'Armonico Hewa , semblent de suite bien plus de saison. Gamel, en référence non pas à l'écuelle du chien mais aux ensembles instrumentaux de Bali et Java. Et pourtant du chien, cet album en a ! Un peu de bonheur dans la joie, les sens en aboie, métallophones et percussions imposent le climat de fête. On imagine clairement tout sourire le melting pot de chorégraphies traditionnelles et d'extravagances contemporaines. Les jams ethno-bruitistes de la rencontre assomment littéralement.

       Du côté de Wreck And Reference, la rage se calme un peu en compagnie du piano (''Apollo Beneath The Whip'') et se mue progressivement en mélancolie. De la violence le duo fait mine de s'engouffrer dans un post-metal savoureusement désespéré (un ''Bankrupt'' rappelant Isis) pour masquer une fois de plus sa singularité de duo improbable sans basse ni guitare... usant en réalité hors-conventions de ficelles allant du black à l'indus en passant par le doom et le noise-rock. Beaucoup pour une simple config' batterie-synthé mais le résultat est si remarquable, capable de prendre aux tripes après les avoir réduites en bouilli de terreur. Sous couvert d'être moins massif sur le papier que la moyenne, les américains s'efforcent de remplir l'espace en redoublant d'une intensité qu'ils nous font boire au verre.

       L'intensité n'est pas non plus en reste avec Gamel. Une régularité impressionnante au service d'une atmosphère des plus religieuses... prisonniers de l'écoute, les japonais nous apportent la transe mystique sur un plateau d'argent... et la véritable essence d'OOIOO, moins pour alimenter les jambes, les bras et le bassin, que ce qui doit finalement signifier cet amour des oiseaux sur (comme ici) un grand nombre de leurs pochettes : élever l'esprit.

       Les changements d'humeur et le lunatisme musicale ont vraisemblablement leur utilité! Voici deux albums qui dans ma discothèque de 2014 auront une place de millésime pour l'un, et d'objet sacré pour l'autre.

Riton

Want en trois mots : intense, désespéré, singulier

Gamel en trois mots : intense, mystique, ensoleillé

Écouter Want sur bandcamp : http://theflenser.bandcamp.com/album/want

Écouter un extrait de Gamel : https://soundcloud.com/thrilljockey/ooioo-atatawa

Si vous aimez ces albums vous aimerez peut-être :

  • No Youth, WRECK AND REFERENCE, Flenser, 2012 : Totalement épique et (sur)prenant, à mi-chemin entre noise, black et ambient, ce premier album du duo américain ! En plus de montrer qu'il n'y a pas besoin de trois guitares 7 cordes quand on fait du metal pour en mettre plein la tronche dans les moments les plus énervés...

  • KurdaitchaMAMALEEK, Enemies List Home Recordings, 2011 : Du black metal lo-fi sur le label de Giles Corey, cela ne peut-être que génial. Et en effet, un mélange de rage et de désespoir plutôt grandiose. Pas étonnant de voir le groupe débarquer sur Flenser pour son nouvel album en juillet.

  • Taïga, OOIOO, Thrill Jockey, 2006Tous les albums sont bons, ou presque, mais celui-ci est particulièrement excellent, et dans bien des points, notamment dans le mysticisme et l'utilisation des instruments (les tropiques en plus), proche de Gamel.

mercredi 2 juillet 2014

Jamais deux sans trois / Mai 2014


To Be Kind, SWANS, Mute




Meilleur album des Swans, comme tous les autres...

Ecouter l'album : http://zumic.com/music-videos/86524/kind-swans-official-full-album-stream/


Andrey, FUJI KURETA, Nikita Digital




Le monument le plus secret d'Instanbul durcit son trip-hop...



Do What They Say, JOHN E CAB, I Had A Accident




J'ai encore eu un accident, une collision avec le rap brillant de John E Cab...